29 avr. 2010
31 mars 2010
La preuve en image!
-Une silhouette noire comme les ténèbres.
-Un nœud-papillon qui n’est pas sans évoquer des canines de fauve.
-Une couverture en forme d’oreilles pointues (ou de cornes comme vous voulez).
-Une démarche de géant sur le point de réduire une ville en cendres (allant curieusement à l’opposé du sens de lecture).
-Des yeux vides aux contours inquiétants comme ceux de Venom…
Non ce n’est pas le super méchant de la dernière mouture des Pokemons, mais le logo du salon du livre qui à eu lieu ce week-end à Paris. Voici donc la preuve de ce que j’ai toujours avancé : les livres sont des êtres maléfiques !
16 févr. 2010
Elevons le débat.

Aujourd’hui comme l’indique le titre de ce post, j’ai envie de vous parler de cybernétique, comme ça pour me la péter…
J’ai envie d’élever le débat donc, à un niveau où malheureusement j’ai un mal fou à suivre.
Quand j’étais jeune, il y’avait un gag de Gotlib qui me faisait beaucoup rire ; dans une rubrique à brac consacrée à la science fiction, il nous parlait des mutants et de leur capacité hallucinante à replier une carte routière sans jamais se tromper, concluant qu’à chaque fois qu’il faisait le test il constatait avec amertume qu’il n’était pas un mutant.
Eh bien pour la cybernétique et moi c’est pareil, j’aimerais bien être un mutant, mais je me rends compte avec déception que... voilà... loin s’en faut.
C’est vrai, on est dans la cyberculture, on nous donne du cyber à toutes les sauces, et moi je n’avais jamais pris la peine de chercher ce que ça voulait dire, me contentant d’imaginer que ça devait être un vague synonyme de futuriste. Donc j’ai cherché.
D’après ce que j’ai compris, ce n’est pas un truc si compliqué que ça, mais sans me vanter j’ai un mal fou à piger. J’ai tenté l’article sur wikipédia, et bien qu’il fût rédigé en français j’ai eu très vite l’impression de lire une langue étrangère. J’ai cherché dans google "la cybernétique pour les nuls expliquée aux cons" et j’ai rien trouvé… frustration.
Du peu que j’ai compris, la cybernétique est une science qui étudie les échanges d’information dans un système, ce qui en fait une science particulièrement vaste dans la mesure où pratiquement tout est système.
On retrouve ainsi la cybernétique en médecine, en biologie, en politique, en informatique et l’autre fois il m’a bien semblé en voir une sous le lit.
Je suis tout de même tombé sur l’interview d’un type qui expliquait qu’au grand désarroi de quelques scientifiques "hard-core", la cybernétique est devenue une science élitiste qui permet aux dominants de connaître d’avantage les dominés qu’ils ne se connaissent eux même. Bon le gars était visiblement dans un trip Orwellien aigüe, mais en tant que dominé je me suis dis "bon sang t’as trouvé la pierre de rosette fonce, retourne sur wikipédia !"
Deuxième lecture attentive en cliquant sur tous les liens cette fois, et là bingo : je pige toujours rien. Cependant dérivant d’articles obscurs en définitions laborieuses je tombe sur un concept qui me parle, apparu dans le sillage de la cybernétique et utilisé à l'origine dans la recherche sur la schizophrénie : le principe de double contrainte. Le moyen idéal de paralyser un élément d’un système. Envoyez deux informations contradictoires, et c’est l’ippon, balayette clé de bras, l’élément est tétanisé et fonctionne au ralenti pendant que le reste du système continue sa course. Est-ce l’ambiance paranoïde du site où j’avais trouvé l’info qui me rappelait à de vieilles lunes ? Toujours est-il que j’ai immédiatement pensé aux oxymores. (Mais si j’en avais déjà parlé)
Je ne vais pas vous refaire l’article, en gros disons que l’oxymore est un idiome composé de deux termes contradictoires. Certains sont assez célèbres : Téléréalité, frappe-chirurgicale, Guerre-propre, discrimination-positive…
Avouez que ça tétanise, c’est censé faire passer la pilule avec un peu de miel, mais je trouve que ça coince. Particulièrement sensible aux mots, il m’arrive souvent de visualiser ce que j’entends, et parfois en pleine discussion sérieuse je décroche. J’entends "frappe chirurgicale" et là j’ai des visions de chirurgiens en train de frapper leur patient dans le bloc, où d’avions qui lâchent des bistouris sur un village avec un masque sur le cockpit. Pendant ce temps la discussion se poursuis me laissant loin derrière en train d’imaginer Monsieur Propre armé d’un M16 rempli de savon, et lançant des grenades de Febreze sur des ennemis particulièrement cradingues.
Certes le principe de double contrainte ne se limite pas à quelques slogans télé, on entend quotidiennement tout et son contraire, faut pas rouler en voiture, par contre faut en acheter, On ne peut pas avoir des patrons crédibles s’ils n’ont pas un salaire aussi démentiel que ceux des patrons américains (je parle des grands patrons bien sur) ; mais d’un autre coté on ne peut pas avoir une main d’œuvre compétitive si son salaire excède de trop celui du Bangladesh. Certains arrivent à servir les deux arguments pratiquement dans la même phrase.
Un coup cloche-pied, un coup croche-patte, c’est dur de suivre. Enfin, pour moi en tout cas c’est dur.
Dans un prochain post je vous parlerai de ma passion pour les livres et de ma contrainte personnelle de subvocalisation qui me fait aborder chaque nouveau bouquin comme un Everest insurmontable, (pas des livres sur la cybernétique pourtant) mais là je crois que le débat est assez haut comme ça. Il m’a fallu bien des efforts pour accoucher de ces quelques concepts chaotiques qui m’embrouillent quotidiennement. La vie serait tellement plus facile si j’étais un mutant, mais... loin s’en faut.
28 janv. 2010
Bonne année !
Nan je déconne ! Comme si se souhaiter une bonne année était la garantie d’en passer une. Tenez, l’année dernière par exemple on s’est souhaité une bonne année… ben 2009 c’était nul.
Une nouvelle année, c’est aussi le moment de prendre de bonnes résolutions, personnellement j’ai décidé de mettre ce blog à jour toutes les semaines ! Nan là aussi je déconne, ce blog me sort par les yeux, je le garde en ligne uniquement parce que je sais que si je ne l’avais plus j’aurais envie d’y écrire…allez comprendre. Donc voilà, in extremis je tiens à vous présenter ces vœux dénués de la moindre conviction, l’expérience m’ayant appris qu’il y’a des gens pour qui ça compte.
J’ai eu 35 ans il n’y a pas longtemps, c’est la midlife crisis comme disent nos voisins d’outre-manche. Chez nous on dit crise de la cinquantaine, mais ça c’est parce qu’on est d’un optimisme inoxydable.
Je ne veux pas foutre le cafard aux sexagénaires qui tombent sur ce blog, mais vous enterrerez vos gosses. Fini de vivre jusqu’à des 85 ans, voici venir la génération du baby-beurk, née dans la médiocrité, éclose comme une fleur sur un tas de fumier les racines profondément enfouies dans la merde. Et voilà ça recommence. Voilà pourquoi je ne poste jamais ce que j’écris. Je suis désolé, j’étais en train de présenter mes vœux et voici que je me retrouve une fois de plus à haïr mon prochain, au risque de passer pour un cynique, moi qui les déteste.
La nouvelle année ça me fait toujours ça. Les bisous sous le gui, les embrassades, les bonnes résolutions et tout le tremblement. C’est pour ça que le 31 j’attaque la bière à 18h pour être fin pété à minuit (voire couché si je me suis bien débrouillé). Les bonnes résolutions j’ai jamais pigé pourquoi fallait attendre janvier pour s’y mettre. La dernière que j’ai prise c’était en novembre dernier, « plus de président de la république », trois mois que je ne l’ai pas vu en vidéo, que je n’ai pas entendu sa voix, et que je ne sais pas ce qu’il fait, relaxation totale cette année je continue.
Rassurez vous, malgré ce post crépusculaire ça va plutôt bien, ça ne dessine plus beaucoup, enfin… si mais pour le boulot surtout, sur un prochain post je vous montrerai un peu ce que je fais quand ce blog prend la poussière, mais là justement il faut que je me mette au turbin. Promis, cette année je donnerai plus de nouvelles, même si elles ne sont pas intéressantes, c’est mon irrépressible coté facebook.
21 oct. 2009
Nostalgie et coup dans le dos.
Les plaintes ne tardent pas à se faire entendre. Ségolène Royal va devenir le Godefroy de Bouillon de cette croisade anti-manga (à tel point que sa possible élection a beaucoup inquiété l’industrie du manga au japon). Dans un bouquin au nom inspiré de "Le ras-le-bol des bébés zappeurs" les mots ne lui manquent pas pour fustiger les programmes pour la jeunesse de la bétonnée chaine de droite. Le CSA réagit, et sanctionne la chaine.
"Communiqué du Conseil supérieur de l'audiovisuel : les 5 décembre 1990 et 3 janvier 1991, dans le cadre du Club Dorothée, T.F. 1 a diffusé des émissions comportant des scènes de violence ou de sadisme. De telles scènes, diffusées au cours d'émission destinées aux enfants, peuvent heurter gravement leur sensibilité. "Conformément à la loi, le Conseil supérieur de l'audiovisuel demande à T.F. 1 de prendre les mesures nécessaires pour que de telles fautes ne se reproduisent pas." Art.2.- Le communiqué dont le texte est fixé à l'article 1er sera diffusé immédiatement avant le journal de 20 heures, le 28 mai 1991.
Bientôt, c’est un quota de séries françaises qui est imposé à la chaine, et l’arrivée de réussites incontestables telles que "premier baiser", "Helene et les garçons", "Les filles d’à coté", "Le miel et les abeilles", "Les 2be3" (ouais ouais quand même…) mais aussi de "salut les musclés" qui sonne définitivement le glas des japoniaiseries consternantes pour nous élever à un niveau de qualité jamais égalé. Dans cet écrin de sitcoms décadents, brille discrètement un joyau du coup bas, un hymne à la mesquinerie "Marotte et Charlie".
Pour bien comprendre la portée de ce monument au mauvais goût, il faut savoir que les deux nénettes talentueusement interprétées par Jacky et Patrick Simpson Jones, s’inspirent de Marie Dauphin et Charlotte Kadi, anciennes complices de "récré A2" restées courageusement sombrer avec l’ex émission de Dorothée.
Bon alors attention, cette vidéo n’est efficace que si on la visionne dans son intégralité. Prenez une grande inspiration, c’est du lourd ! Personnellement, je préférais Ken le survivant, mais bon, les goûts et les couleurs…Ce blog décline évidemment toute responsabilité en cas de saignements oculaires ou auditifs, ou en cas de crise d'épilepsie.
4 oct. 2009
Stand-up (le syndrome Gad el Maleh)
Le stand-up est une forme d’humour importée directement des états unis. Contrairement à l’humour européen hérité de la tradition du cirque, de l’auguste et du clown blanc (comique de situation), le principe du stand-up consiste à s’adresser directement au public. Peu d’effort de mise en scène, plus besoin d’incarner des personnages et un contacte direct avec le public, que d’avantages pour l’artiste velléitaire et vaniteux.
Le principe du stand up est simple pour ne pas dire simpliste, il suffit de s’adresser au public avec une sentence liminaire du genre :
"Je ne sais pas si vous avez remarqué…". Ou alors : "Je ne sais pas si comme moi…" Là-dessus vous enchainez avec une évidence un peu absurde, et prenez une pause qui doit exprimer à la fois, incompréhension, lassitude et incrédulité, on l’appellera la "pause stand-up".
Exemple :
"Je ne sais pas si comme moi vous recevez beaucoup d’appels téléphoniques ? (attendre la réaction du public), Je ne sais pas si vous avez remarqué que le téléphone sonne toujours quand vous êtes dans votre bain (pause stand-up). Heureusement maintenant avec le portable on a toujours le téléphone à portée de la main… Mais moi à chaque fois que je vais prendre mon bain j’oublie mon téléphone dans le salon." (Rire du public).
Voilà, et vous enfilez ainsi les perles pendant deux heures.
La queue à la caisse qui n’avance pas, le parapluie qu’on a oublié quand il pleut, la feuille de salade dans les dents, ce ne sont pas les idées de génie qui manquent.
Cela dit attention ! Quand on fait une blague sur un sujet absurde la première précaution à prendre est de s’assurer que l’on a bien compris, et qu’on exprime une vraie absurdité, au risque de passer pour un abruti. Si je dis ça c’est parce que je me suis infligé par curiosité masochiste le dernier spectacle de Gad (papa est en haut), et que j’y ai relevé quelques absurdités artificielles.
Ainsi, dans ce show nous fait-il cinq longues minutes sur la chanson éponyme, s’étonnant que le lolo personne ne sait ce que c’est, et que Colas c’est un prénom que personne ne connaît. Il faut vraiment être con ou de très mauvaise foi pour ne pas savoir que le lolo c’est du lait et que Colas est à Nicolas ce que Bébert est à Albert.
Je ne vais pas passer en revue tout le show, mais je tiens quand même à verser cette autre pièce au dossier : A un moment du spectacle il s’étonne qu’après une rupture on lui dise "une de perdue, dix de retrouvées" argumentant que jamais après une rupture tu retrouves dix nanas en train d’attendre en bas de chez toi.
Et là je me dis qu’en fait ce type est un crétin sans aucune culture. En effet, "un de perdu dix de retrouvé" est un dicton qui dit que lorsqu’on se met à chercher un objet perdu on a des chances (dix selon l’adage donc) de retrouver également d’autres affaires égarées. Alors que l’expression dérivée concernant la rupture c’est : "une fille de perdue c’est dix copains qui reviennent".
Et j’en ai relevé comme ça tout le long de son interminable prestation. Quand par paresse ou par bêtise on va chercher de l’absurde où il n’y en a pas, on peut honnêtement s’étonner que le public rigole (pause stand-up) (rire du public)… C’est calculé, un rire toutes les dix secondes.
Je sais je suis un peu vache avec Gad, le pauvre n’est pas le seul à avoir cédé aux sirènes de la facilité, en fait c’est malheureusement un style qui fait école. Le truc c’est que j’étais invité à voir ce spectacle en live, et que j’ai diplomatiquement réussi à me tirer de ce guêpier en offrant ma place à une vraie fan. D’une pierre deux coups, j’ai échappé à une soirée mortelle qui promettait de me foutre de mauvais poil pour au moins trois jours, et j’ai pu faire plaisir à quelqu’un.
Je ne sais pas si vous avez remarqué que les comiques sont de moins en moins drôles ?
(Pause stand-up)












