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1 mai 2009

X-men-origins-wolverine

Dans la série "un film-un jeu" X-men-origins-wolverine partait avec un boulet de taille à la cheville, un boulet bien vite tranché d’un coup de griffe ravageur.
Bien que s’inspirant directement du film, c’est en fait le Logan des comics que nous retrouvons ici avec bonheur: la bête humaine qu’il vaut mieux éviter de foutre en rogne. Le jeu n’a pas volé son label 18+, développé par Raven-studio (soldier of fortune), il outrepasse en violence ce qu’on pouvait raisonnablement attendre d’un jeu sous licence Marvel.
On a enfin une idée de ce qu’on peut faire avec six lames d’adamantium au bout des poings : empaler, découper, mutiler et démembrer, un carnage sanglant et complaisant parfois à la limite du soutenable qui ne tombe jamais dans le ridicule de l’excès, mais qui au contraire nous clouera parfois à notre siège. Par exemple quand on est pilote d’hélico et qu’on s’amuse à harceler Logan, on doit s’attendre à le payer très cher.


L’ennemi n’est pas le seul à dérouiller, et ce pauvre Wolverine va lui aussi en prendre plein la tronche. Les dégâts localisés avec précision donnent des résultats parfois archi gore, et il n’est pas rare de pouvoir admirer l’ossature de métal de l’indestructible Logan sans le secours du moindre rayon-X. Un peu de calme et l’on verra les pouvoirs auto-guérisseurs du héros à l’œuvre, son corps se reconstitue alors avec des effets d’une grande classe.

Le jeu en lui-même est à classer au rayon beat em all, tentant de marcher sur les traces de God of war. Le level-design est plutôt dirigiste et fermé ce qui permet de tirer le maximum de l’unreal-engine et de proposer des décors immersifs et homogènes, on aurait cependant apprécié un peu plus de liberté et d’interaction, même si Raven a eu la délicate intention de laisser ici ou là des éléments de décors
particulièrement meurtriers. L’expérience gagnée pendant les combats servira à améliorer ses aptitudes de façon assez classique, peut être même un peu trop, ce n’est pas de ce coté que le jeu gagnera en rejouabilité, mais plutôt grâce à la qualité des combats frénétiques et sanglants qui l’émaillent. Le bestiaire est plaisant, et le tout super bien animé.
Enfin, pour le fan de base, retrouver le background de Weapon-X, le chef d’œuvre de Barry Windsor-Smith (qui le premier se pencha sur la genèse de ce personnage énigmatique) est un véritable régal.

Le doublage français se laisse entendre, et en la matière c’est un point non négligeable. Par contre je ne sais pas quel est le sombre crétin qui a traduit "weapon-X" par "Arme 10", mais si je le croise en chemin il a intérêt à courir plus vite que mes griffes.

Après le discret mais néanmoins très réussi "Spider-man Le règne des ombres", voici un nouveau jeu de super-héros qui ne se contente pas de simplement tenir la route, mais qui propose une expérience vraiment ludique, y compris pour le public qui n’est pas familier de cet univers. Avec un "Batman Arkham Asylum" qui s’annonce prometteur, serions nous entrés dans une nouvelle ère vidéoludique où le super héros n’est plus un prétexte mais un concept? Je croise les griffes.


Jeu testé sur X-box 360

12 févr. 2008

Devil May Cry 4

Nero est en plein cour magistral à Pouldar, ça le barbe un peu mais il est surtout préoccupé par le collier super moche qu’il veut offrir à sa nana un peu tarte. Surgit de nulle part, Dante vient semer sa zone et blesse gravement le professeur Albus Dumbledore. S’en suit une scène de baston démente entre les deux clones, et pas une scène de feignasse, ça tourne ça speed, ça explose, c’est la claque. Voilà, une intrigue minimaliste et des scènes d’action décoiffantes, c’est tout ce qu’on attendait, et c’est ce qui nous attend.

Devil may cry 4 est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer, beau nerveux maniable, un jeu qui en colle plein les yeux et plein les mains. Un peu facile (j’ai des souvenirs pénible du premier) même pour moi, mais rassurez vous il y’a des modes experts disponibles. Les temps de chargement sont anecdotiques, les graphismes à tomber par terre, et la maniabilité super intuitive, au bout de quelques minutes on est déjà en train d’inventer ses combos et on prend très vite la même arrogance face aux ennemis que notre avatar. Ce Nero est décidément efficace, il nous fait vite oublier Dante grâce à son très dynamique Devil Bringer. Cela dit pas d’inquiétudes, en plein milieu de la partie, vous gagnerez à la sueur de vos doigts la joie de retrouver notre chasseur de démons préféré. Après Assassin’s creed aussi beau et creux qu’un vase Ming, et le courtissime Mass Effect, c’est vraiment le pied de tomber sur un jeu qui tient ses promesses. J’aurais pu faire plus long mais là je retourne jouer.