29 juin 2008

By divine right: Hail and kill


On a les amis qu’on mérite. C’est dur et en même temps c’est vrai. J’en ai la preuve.
Moi-même pauvre pécheur repenti qui n’aura jamais assez d’une vie pour racheter tout ce que j’ai à pardonner, je suis pote avec Chris. Eh ouais… Chacun sa croix.
L’autre soir, il passe fêter son anniv à la maison. On picole, parce que ben… parce que c’est comme ca qu’on "Celebrate good times come on" en générale.
Et là, mine de rien il me glisse comme ça : "T’as jamais eu toi le ring of death ?" (Je dois être le dernier de la bande dont la Xbox marche à peu près bien).
Enculé va! Porteur de poisse pire qu’un chat noir qui passe sous une échelle en croisant des couteaux !

Trois mois que je taff comme un plombier polonais et Bam !!!
Le soir où je veux me détendre un peu en jouant à la Xbox : Bing ! Le ring of death ! Si c’est pas de la sorcellerie ça putain !
Tu m’as foutu la poisse enfoiré!!!
Tout allait bien jusqu’à ce que tu me parles du ring of death (à part une centaine de freezes sur GTA !)
Voilà, t’as beau être un pote je te le dis tout de go : tu portes la poisse, t’es un cafard ! Tout ce qui suis, je le poste pour toi :
(Y’en a qui comprennent rien au rosebeef et je m’en fous, toi je sais que tu comprendras: spéciale dédicace enculéééééééééééééé !!!)

Manowar hail and kill:

Brothers I am calling from the valley of the kings
With nothing to atone
A dark march lies ahead, together we will ride
Like thunder from the sky
May your sword stay wet like a young girl in her prime
Hold your hammers high

Blood and death are waiting like a raven in the sky
I was born to die
Hear me while I live
As I look into your eyes
None shall hear a lie
Power and dominion are taken by the will
By divine right hail and kill

Hail, Hail, Hail, Hail and Kill, Hail and Kill
Hail, Hail, Hail, Hail and Kill, Hail and Kill

My father was a wolf
I'm a kinsman of the slain
Sworn to rise again
I will bring salvation, punishment and pain
The hammer of hate is our faith
Power and dominion are taken by the will
By divine right hail and kill
Hail, Hail, Hail, Hail and Kill, Hail and Kill
Hail, Hail, Hail, Hail and Kill, Hail and Kill

Rip their flesh
Burn their hearts
Stab them in the eyes
Rape their women as they cry
Kill their servants
Burn their homes
Till there's no blood left to spill
Hail and Kill
Power and dominion are taken by the will
By divine right hail and kill

Hail, Hail, Hail, Hail and Kill, Hail and Kill

Au fait... t'as jamais eu le ring of death toi?!

16 juin 2008

Attrape moi si tu peux...


C’était hier soir le concert d’adieu de Ministry au Bataclan, après huit ans de guerre musicale contre Dabeulyou Bush.
Etonnant hasard du calendrier, les concerts d’adieu français coïncident avec ceux de W à Paris. Alors que le coté obscur des USA profite de sa tournée d’adieu pour visiter ses nouveaux potes, les rois de l’indus le marque à la culotte et viennent lui chanter leur fameux couplet :

"Now I'm the last sucker
Now i'm the last one
No longer in charge
Of anyone

Last Sucker Sorry fucker Nice try
Last Sucker Sorry fucker Bye bye…"

On n’est tranquilles nulle part…

Je n’ai pas vraiment de commentaires sur le concert en lui même, un fan c’est pas objectif. Il reste encore des dates francaises pour les retardataires.



13 juin 2008

Super Vilain

Si jamais d’aventure une radiation.
Une comète une piqûre une malédiction.
Un don du hasard.
L’avantage incroyable d’un super-pouvoir.
Me rendaient plus fort
Plus futé, plus rapide, sans le moindre effort.
Me changeaient en dieu.
Omniscient surpuissant et talentueux.
Je n’m’en servirais pas pour aider mon prochain
Si j’avais des pouvoirs ch’rais un super vilain.

un super vilain...

Pas question d’en baver pour aider mon prochain
Si j’avais des pouvoirs ch’rais un super vilain :

J’en profiterais seul.
Tous ces avantages ne s’raient que pour ma gueule.
Tolérance zéro.
L’injustice aveugle deviendrait mon credo.
Je changerais en chien.
Mon gros beauf de voisin qui maltraite le sien.
Je ferais exploser.
Les postes de télé dans tous les foyers.
Je ferais partir en torche tous les objets qui sonnent.
Et les bagnoles de tous ces connards qui klaxonnent.

Je défierais Dieu
Je rendrais le pognon mortel et contagieux.
J’en ferais bouffer.
A ces armées d’gros porcs obsédés par le blé.
Je tuerais l’espoir.
Votre rêve de salut deviendrait un cauchemar.
Je vous offrirais
Un charnier de super héros démembrés.

Je passerais mon temps à lire dans vos pensées
pour aller divulguer vos plus précieux secrets.

J’ferais pleuvoir le feu
Sur les femmes enceintes les gosses et les vieux.
Je creuserais la terre.
Pour créer un accès direct aux enfers.

J’aurais enfin perdu toute mon humanité.
Ma colère et ma haine pourront me consumer.

Pas question d’en baver pour aider mon prochain
Si j’avais des pouvoirs ch’rais un super vilain...

20 mai 2008

Ken le survivant

Ken, survivant de l’enfer, de l’apocalypse nucléaire, du CSA et des associations de parents qui ont assez de temps libre pour écrire à télé 7 jours.
Ken, fête ses 25 ans d’existence (au japon car il est arrivé chez nous un peu plus tard). Pour l’occasion, les auteurs ont concocté une petite trilogie d’animés sur la première époque (celle diffusée en France), qui devrait être suivie de deux OAV.

Quand on sait que les auteurs ont fait des pieds et des mains pour récupérer les droits de leur série afin de produire les meilleurs films possibles, qu’ils ont fait appel à une légende du character design (Shingo Araki connu en France pour son travail sur les chevaliers du zodiac ou lady oscar) et a un virtuose du manga chargé de créer les deux nouveaux personnages de cette histoire (Tsukasa Hojo créateur de Cat’s Eyes et Nicky Larson), on peut s’attendre à du lourd, eh bien non… pas vraiment. "L’ère de Raoh" est un film mou, qui ouvre la trilogie sur une partie de la saga qui n’étais pas forcément la plus intéressante, mais qui a surtout été moins bien traitée que dans la série elle-même.
Si un gros travail à été réalisé pour approcher du style léché des mangas, cela s’est malheureusement fait aux dépends de l’animation, ca bouge peu, c’est souvent choquant, Je ne parle même pas des décors parfois très limités, mais vous me direz, ce n’est pas le plus important dans ken, et je suis d’accord, le point le plus décevant est bien le dernier : où sont les massacres sans fin ? où est la violence sadique assumée et outrancière qui ont fait la réputation sulfureuse de la série ? Ce film ne leur a pas couté très cher en encre rouge. C’est frileux.
Quant aux personnages ajoutés, s’ils ont le mérite de nous éclairer un peu sur le caractère ambigu de Raoh, ils sont plutôt creux et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.

Non, si vous voulez vraiment retrouver l’ambiance Ken, je vous conseille de vous rabattre sur la ressortie DVD du premier long métrage d’animation « Ken le film » jamais égalé en terme de sauvagerie. Ou encore, peut être la meilleure nouvelle dans cette commémoration : la réédition du manga chez Asuka, d’une grande qualité éditoriale.

Vous ne le savez pas mais vous êtes déjà fan !


2 mai 2008

Thieves and liars...

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Pas beaucoup de news sur mes blogs en ce moment. Mea culpa, c’est vrai que ces 15 derniers jours je n’ai pas fait grand-chose, je me suis surtout avancé dans mon boulot pour être peinard à la sortie de GTA 4.

J’ai été assez étonné de découvrir ici et là sur internet le battage fait autour de ce jeu. Il faut dire que ce dernier opus est un phénomène commercial avant d’être une curiosité sociologique, et dés qu’il y’a du chiffre, ça fait frétiller le journaliste.
Pour ceux qui auraient eu la chance de ne pas voir ces émissions, j’aime autant vous dire qu’on tire à boulets rouges sur le titre de Rockstar.
Pour résumer : GTA est l’apôtre de la violence, l’ange de l’apocalypse qui va changer le nombre (incroyablement élevé) de ses joueurs en bêtes sanguinaires incapables de discerner le réel du virtuel, et qui sont peut-être déjà dans la crèche de vos enfants avec des grenades…

Un discours qui n’est pas neuf, cependant, ca fait des années que j’entends cet arguments, et que je continue à me demander qui du joueurs ou du détracteur alarmiste est incapable de faire la différence entre réel et virtuel. Il me semble plutôt que ce sont précisément les détracteurs qui projettent leur confusion sur des joueurs qui ne sont pas dupes.
Dans le grand journal de canal+, Denisot nous fait un grand numéro de Tartuffe: Que de violence gratuite! Que vont devenir nos jeune? Un gars qui a été le président du PSG pendant 10 ans n’est pas prêt à voir la violence de si prêt. Pour illustrer le propos, une vidéo d’un enfant hystérique devant son jeu vidéo. C’aurait aussi bien pu être dans un vestiaire de sport il s’agit d’un cas pathologique, mais le rapprochement n’est pas innocent : voyez français françaises ce que vont devenir des millions (oui des millions) de joueurs pétants les plombs et sortant tirer au lance roquette dans la foule. C’est la fin du monde, nous sommes tous perdus tremblez, repentez-vous et votez à droite.

Dans GTA on n’est pas obligé de sortir faire le gangster, on peut rester glander devant la télé à regarder "I’m rich" un reality show sur des stars pétées de thune et qui s’emmerdent, ou bien devant un épisode de "Republican Space Ranger", un dessin animé sur la colonisation de l’espace par la démocratie et la violence.
GTA est un miroir à peine déformant de notre société. Quand son cousin demande à Niko (le héros de GTA4 immigrant des pays de l’est) ce qu’il pense du rêve américain, celui-ci est sans détour : "tout est faux ici, même les nichons sont en silicone, je ne vois qu’un matraquage publicitaire sans rien à vendre derrière, quant aux opportunités, elles sont toutes malsaines."

GTA sera-t-il la source de violences à venir ? Sans doute… avec les millions d’exemplaires vendus ce serait braver toutes les statistiques d’imaginer que pas un seul des joueurs ne pète un câble, et là, deux questions me viennent à l’esprit :
1 : S’il n’avait pas eu GTA quel aurait été le déclencheur (film, lecture).
2 : Faut-il interdire les allumettes à la vente sous prétexte qu’une poignée de malades allument des incendies volontaires avec ?

Moi-même qui suis un grand amateur de jeux "violents", je suis dans la vie quelqu’un de calme et de pacifiste, peut-être justement grâce à cette catharsis.
Je dois bien avouer qu’il m’arrive d’avoir des pulsions destructrices quand je vois le journal télévisé de n’importe quelle chaine de télé, car je trouve que se faire prendre pour un con est cent fois plus violent que de jouer au gendarme et au voleur avec des pixels et un paddle.

14 avr. 2008

Monomanie

27 mars 2008

Un peu de BD

Comme je vous l’annonçais dernièrement, je passe pas mal de temps à lire en ce moment. Pas mal de bouquins, et aussi de la BD quand j’ai le temps.
L’occasion me semble idéale donc de vous parler de mes dernières découvertes dans ce domaine.

Tout d’abord dans le classique toujours renouvelé : Spirou et Fantasio dans leurs dernières aventures : "le tombeau des Champignac."
Après avoir tenté d’emmener la série vers des horizons graphiques modernes un peu mangas un rien convenus, les éditeurs ont tenté la carte chauvine du franco-belge hardcore.

Grand bien leur en a pris finalement puisqu’on assiste à un véritable tournant graphique et scénaristique du célèbre duo. On notera la volonté discrète de jeter un étonnant trouble sexuel mais pudique sur les relations entre Spirou Fantasio et Secotine, étrange trio amoureux ou se mêlent avec tact : tension sexuelle, et jalousie. Etrange cocktail pour qui connait un peu la série et son évolution. Si on ajoute à ça le compte de Champignac qui se fait carrément un fix aux champignons, il y’a de quoi soudain se sentir dépassé par les événements. L’intrigue bien ficelée à de quoi tenir le lecteur jusqu’au bout du récit sans le moindre problème. Un épisode très réussi qui renoue avec la tradition de la série en y amenant beaucoup de nouveautés, je vous le recommande.


Pour ce qui est de la modernisation par le manga, je vous recommande plutôt "Star-Wars manga", ce n’est ni plus ni moins que la retranscription storyboardée des films, mais à mon grand étonnement, avec la perspective manga, la saga reprend soudain du souffle. J’y ai été pour rigoler, mais je me suis vite laissé prendre par ce récit que je connais pourtant par cœur.


Sinon, sur les conseils avisés de mon indic en matière de manga, j’ai commencé la série de Keroro… Alors là pour le coup, comment dire ça avec élégance… c’est naze mais alors super naze ! En même temps c’est un peu le leitmotiv de la série : un personnage pourri, une intrigue improbable comme challenge pour tenir l’attention du public. Je dois reconnaitre que c’est plutôt efficace, mais je crois utile de préciser que c’est du manga de bonne humeur à lire quand on a la banane, au risque d’être horripilé par un tel degré de grand n’importe quoi. Bref, il faut le voir porté comme on dit…


Enfin, dernière découverte et pas des moindres : Tunny-Head. Une série dessinée par Fane ordinairement auteur de « Joe Bar Team » dont je suis pourtant loin d’être un aficionado. Tunny est le croisement improbable de Ranxerox, Lobo et Tank-girl. Un antihéros très gratuit qui flingue tout ce qui bouge à commencer par le « quatrième mur ». Un joyeux bordel sans autre justification que se faire plaisir. Un graphisme frais et impulsif au dynamisme contagieux, à lire d’urgence, que vous soyez cloche-pied ou croche-patte, effet garanti.


Enfin, pour terminer sur une note classieuse, le quatrième tome du combat ordinaire de Manu Larcenet. On ne pourra même pas dire qu’on l’a attendu, tant le père Larcenet est prolifique. Et je pèse mes mots puisque les plus avisés d’entre vous l’auront compris, c’est de paternité dont il est question dans ce volume. Enfin…entre autre. Cette série touche à tout de cet auteur touche à tout nous emmène sur beaucoup de terrains et nous assène en pleine tronche beaucoup de réflexions souvent politiquement incorrectes mais balancées avec énormément de pudeur. Une claque salutaire comme bien souvent quand Manu met la main à la patte (à peu près 24h par jour après il se repose).

Voilà pour ce qui est de la BD. Le reste je vous en parlerai plus tard si ca me chante, c’est mon blog, je fais ce que je veux. J’ai très envie de vous parler de Chuck Palahniuk, mais je préfère prendre mon temps et faire un article bien senti pour vous donner l’envie de découvrir cet auteur vraiment génial. A suivre donc…