Il faut absolument que je vous raconte ma dernière aventure online, elle est assez édifiante : En vacances depuis peu je me suis remis à jouer à Fallout 3, un jeu que j’aime bien, mais que je commence à connaître par cœur. Fort heureusement, quelques extensions sont sorties depuis peu dont une (Point Outlook) me paraissait intéressante. Le programme en question n’est disponible qu’en ligne, et c'est là qu’on commence à rire. Pour commencer, c’est sur "windows game live" que ça se passe, le bordel faut le mettre à jour, se souvenir des pass qu’on a été forcé de créer il y’a des mois pour pouvoir installer le jeu (qui ne se joue pas du tout online) ; acheter des points Microsoft qui ne sont évidement pas calibrés pour les jeux en question (en gros le jeu coute 800 points, mais ces points on les achète par paquets de 500.), télécharger le produit (400mg= ½ heure) bravo… et enfin l’installation, et là (battements de tambour)… ca plante. Ah oui c’est vrai, il faut mettre le jeu à jour, on préfère nous le dire après, ca rajoute de la durée de vie au produit. Bref le truc plante, faut retelecharger, encore une demie heure et là… ben là ca plante quoi !
Bref, je me dis qu’après tout ce jeu je l’ai payé : je le veux, et me voilà parti à installer un programme pour dl des torrents, afin de récupérer MON jeu en version piratée, et il est dispo, je le télécharge en 20 minutes, 2 fichiers à mettre au bon endroit et CA MARCHE… à vous dégouter d'être honnète
Pour résumer, la méthode pirate est 100 fois plus facile et efficace que l’officielle. Qui me connait sait que je fais vivre à moi tout seul la moitié de l’industrie du jeu vidéo tellement j’en achète, mais Windows Game live ils ne me reverront plus, les 200 points qu’ils m’ont entourloupés sur ce coup là, ce sera mon cadeau d’adieu. L’achat en ligne est un vrai projet d’avenir pour le jeu vidéo, malheureusement, ce sont parfois des usines à gaz comme Microsoft qui tiennent les manettes avec leurs gros doigts carrés. Quand on est mauvais on mérite de disparaitre, c’est la loi de la nature, espérons pour la survie du jeu vidéo que leur agonie sera rapide.
Comme quoi à l’instar du Libegaro ou du Parimonde, je peux moi aussi être prompt à sortir les pinces à cadavre.
Michael Jackson est mort ? Pas de problème je suis sur le coup. Je vais tenter d’égaler dans le professionnalisme ce "spécialiste des musiques urbaines" entendu sur France-info, qui nous apprend que Michael Jackson était le plus grand artiste du monde puisqu’il est celui qui a vendu le plus de disques, que Billy Jeans est la plus grande chanson du siècle car on la reconnait dés la première mesure ce qui est rare (le mec doit pas faire des cartons aux blind-tests), enfin, que lui-même, et c’est un curieux hasard vient de finir un livre sur Michael Jackson en vente prochainement dans toutes les bonnes librairies.
Et qu'est ce que j'ai pas lu sur les sites web de ces médias:
Michael Jackson était un génie, un chanteur hors du commun, un danseur incroyable, un compositeur au feeling sans égal ! Et c’est vrai, mais ça fait drôle de l’entendre dire par toute cette presse qui s’est régalée de sa déliquescence, qui s’est nourrie de ses frasques et qui aujourd’hui pleure des larmes de crocodile sur la carcasse encore fumante qu’elle a mis tant d’énergie à brûler.
Tout ça sans jamais dire la vérité, celle que personne ne veut entendre tant que le cadavre est encore chaud :
Bien qu’il ait été super riche et célèbre, ce type n’a jamais été heureux, il a passé sa vie à courir après des chimères. Sa fortune lui aura surtout permis de trouver des chirurgiens cupides chaque fois qu’il aurait du aller chez un psy.
C’était un beau mec noir qui voulait devenir un bel androgyne blanc, et qui est devenu un monstre, une légende urbaine pour faire peur aux enfants.
Une histoire triste comme une nécro entre deux pages de pubs...
Dans la série "un film-un jeu" X-men-origins-wolverine partait avec un boulet de taille à la cheville, un boulet bien vite tranché d’un coup de griffe ravageur.
Bien que s’inspirant directement du film, c’est en fait le Logan des comics que nous retrouvons ici avec bonheur: la bête humaine qu’il vaut mieux éviter de foutre en rogne. Le jeu n’a pas volé son label 18+, développé par Raven-studio (soldier of fortune), il outrepasse en violence ce qu’on pouvait raisonnablement attendre d’un jeu sous licence Marvel.
On a enfin une idée de ce qu’on peut faire avec six lames d’adamantium au bout des poings : empaler, découper, mutiler et démembrer, un carnage sanglant et complaisant parfois à la limite du soutenable qui ne tombe jamais dans le ridicule de l’excès, mais qui au contraire nous clouera parfois à notre siège. Par exemple quand on est pilote d’hélico et qu’on s’amuse à harceler Logan, on doit s’attendre à le payer très cher. L’ennemi n’est pas le seul à dérouiller, et ce pauvre Wolverine va lui aussi en prendre plein la tronche. Les dégâts localisés avec précision donnent des résultats parfois archi gore, et il n’est pas rare de pouvoir admirer l’ossature de métal de l’indestructible Logan sans le secours du moindre rayon-X. Un peu de calme et l’on verra les pouvoirs auto-guérisseurs du héros à l’œuvre, son corps se reconstitue alors avec des effets d’une grande classe. Le jeu en lui-même est à classer au rayon beat em all, tentant de marcher sur les traces de God of war. Le level-design est plutôt dirigiste et fermé ce qui permet de tirer le maximum de l’unreal-engine et de proposer des décors immersifs et homogènes, on aurait cependant apprécié un peu plus de liberté et d’interaction, même si Raven a eu la délicate intention de laisser ici ou là des éléments de décors particulièrement meurtriers. L’expérience gagnée pendant les combats servira à améliorer ses aptitudes de façon assez classique, peut être même un peu trop, ce n’est pas de ce coté que le jeu gagnera en rejouabilité, mais plutôt grâce à la qualité des combats frénétiques et sanglants qui l’émaillent. Le bestiaire est plaisant, et le tout super bien animé.
Enfin, pour le fan de base, retrouver le background de Weapon-X, le chef d’œuvre de Barry Windsor-Smith (qui le premier se pencha sur la genèse de ce personnage énigmatique) est un véritable régal.
Le doublage français se laisse entendre, et en la matière c’est un point non négligeable. Par contre je ne sais pas quel est le sombre crétin qui a traduit "weapon-X" par "Arme 10", mais si je le croise en chemin il a intérêt à courir plus vite que mes griffes.
Après le discret mais néanmoins très réussi "Spider-man Le règne des ombres", voici un nouveau jeu de super-héros qui ne se contente pas de simplement tenir la route, mais qui propose une expérience vraiment ludique, y compris pour le public qui n’est pas familier de cet univers. Avec un "Batman Arkham Asylum" qui s’annonce prometteur, serions nous entrés dans une nouvelle ère vidéoludique où le super héros n’est plus un prétexte mais un concept? Je croise les griffes.
Comment vous présenter Chuck Palahniuk ? Par quel bout le prendre ?
Ecrivain autodidacte américain à l’ascension chaotique, trash sans complaisance, poétique à sa façon… Je n’ai malheureusement pas sa prose, et les mots me manquent pour exprimer le choc que fut la lecture de ses livres. Je les ai même achetés en double pour pouvoir les prêter tout en les ayant encore sous la main. D’ailleurs depuis les doubles ont disparus, et j’espère c’est qu’ils continuent à tourner de mains en mains.
Connu à l’occasion du succès de Fight-club, le film tiré d’un de ses livres, Palahniuk s’est vu traduire et apparaitre sur les rayons des libraires qui le classent tantôt dans la SF, tantôt dans les polars, ayant bien du mal eux aussi à cerner son univers.
Les histoires de Palahniuk sont rarement moralisatrices, s’il y’a une morale à en tirer, c’est au lecteur de faire le travail et de l’extraire. Son univers atypique et destroy est pavé de surnaturel, d’exceptionnel, de naturel et de banal, un mélange explosif où tout est à sa place, c'est-à-dire où il n’aurait jamais du se trouver. C’est toute l’histoire de Fight-club:
Niaiserie fascisante pour certains, avertissement clairvoyant pour d’autres, le film qui a pourtant édulcoré le récit, a reçu des critiques qui sont assez révélatrices de ce que le public peut ressentir devant une telle bizarrerie livrée sans mode d’emploie.
Fight-club c’est l’histoire d’un homme à qui on a livré un monde parfait clé en main, et qui rompt avec.
Une rupture avec le consumérisme masturbatoire, qui va le mener à une révolution potache qui va finir par le dépasser et par l’entrainer dans une spirale cauchemardesque qu’il ne contrôle plus. Et c’est bien là toute sa hantise : perdre le contrôle. Démonstration d’un monde de doubles contraintes où la seule issue raisonnable semble être la schizophrénie, Fight-club est une histoire étrange, parfois violente, parfois dramatique, mais (aussi curieux que ca puisse paraître) souvent drôle.
Dans survivant, Palahniuk, au travers d’un esclave pratiquement caricatural, nous livre une analyse décalée et sagace de l’asservissement du haut ou du bas. Il nous conte l’évolution d’un esclave par nature, qui va s’élever à l’esclavage VIP en devenant un télévangéliste toujours sous contrôle. Il décidera de se sauver lui-même en détournant un avion dans lequel il raconte son ascension en attendant de s’écraser. Un récit à rebours ponctué comme souvent dans la prose de Palahniuk, d’anecdotes, d’analogies, et de personnages hauts en couleurs.
Alors qu’il se livrait pratiquement à un éloge du sexe pour le sexe dans survivant, (point de vue d’un esclave qu’on castrait littéralement par le dégout du sexe), Palahniuk enchaine sur Choke, l’histoire d’un "sexolique", d’un esclave du sexe cette fois-ci. L’histoire d’une bande de branleurs dans le sens le plus strict du terme. Un étonnant chassé croisé de destins où le héros va littéralement devenir un sac à merde alors que son acolyte présenté comme un morveux un brin loser va dans sa fièvre de construire lui voler peu à peu tout le sublime.
Palahniuk a une tendance assez efficace à mettre du surnaturel où il n’y en a pas, à nous montrer un monde sordide et parfois déprimant par l’aspect incongru et même magique qu’il peut revêtir. Souvent on se sent prêt à basculer dans un surnaturel qui ne vient jamais.
Aussi quand dans Berceuse il décide de nous faire traverser le miroir, c’est sans trop de méfiance qu’on l’y accompagne.
Berceuse nous narre l’histoire d’une incantation qui tue, publiée par mégarde dans un livre de comptines pour enfants. Un groupe d’aventuriers du dimanche va se lancer sur la piste de sa source, tout bascule quand leur théorie fantaisiste se révèle fondée. La magie arrive comme une pub dans la boite aux lettres, on y fait à peine attention et elle est déjà là.
C’est toute la force de Palahniuk, cette faculté de nous emmener où bon lui semble sans avoir l’air d’y toucher. Mine de rien comme ça, on se retrouve en compagnie de Marla, la femme qui n’a pas vraiment de cancer des testicules, et qui reçoit des coups de téléphone de l’au delà.
De Fertilité, l’arnaqueuse qui vend son ventre aux couples en mal d’enfants alors qu’elle est stérile.
De Tyler, qui s’habille à l’œil en allant demander les fringues oubliées dans les gymnases et qui est heureux depuis qu’il sait que la perfection ne dure pas.
De Denny, le branleur repenti qui trimballe des pierres dans un landau pour bâtir un édifice qu’il ne veut pas achever, simplement construire.
D’Oyster, l’activiste génial qui a inventé la contre publicité grâce à des petites annonces bidons de recours collectifs en justice visant les établissements qui lui déplaisent.
De Victor qui fait exprès de suffoquer dans les restaurants pour donner à des quidams l’occasion de lui sauver la vie et de devenir des héros.
D’Helen, agent immobilière qui arnaque ses clients en refourguant et récupérant des maisons hantées.
Ce ne sont que quelques exemples des personnages que l’on croise dans l’univers incroyable de Palahniuk. Il y’a d’autres livres que je n’ai pas encore eu le temps de lire, comme monstres invisibles pratiquement autobiographique dans l’expérience, puisqu’il y raconte comment quelqu’un de défiguré disparait petit à petit d’un monde qui refuse de le voir. Un thème déjà abordé dans Fight-club, qu’il a rédigé alors qu’après s’être fait salement cassé la gueule, il avait remarqué que les gens autour de lui essayaient de ne pas le remarquer (dans le livre, les bagarres à répétition ont complètement amoché Jack au point qu’il a un trou dans une joue, son apparence crée le vide autour de lui).
Fight-club fut un coup de bol, il était encore un mécano quand son bouquin a commencé à marcher (grâce au film assez fidèle.)
Il y’a chez Palahniuk une sorte d’instinct incroyable pour sentir l’époque, les hypocrisies et les glissements sémantiques. Ce que j’espère c’est que j’aurais su trouver les mots pour éveiller votre curiosité.
Lisez les livres de Chuck Palahniuk, vous en redemanderez.
Ca sort un 1er avril, respect! Vous aurez évidemment reconnu au second plan: Bulma, Tortue Géniale et heu... Je pense que c'est Chi-Chi... Je me jette sur le DVD dés qu'il est à 4€! (probablement en septembre donc)
Krap est un dessinateur autodidacte doublé d'un ours. Ce blog a été créé afin de lui permettre de montrer ses désolants gribouillis au public, sans l'approcher physiquement, et de donner l'avis que personne ne lui demande sur un peu tout et n'importe quoi. Enfin, ce blog a été créé pour faire chic parceque c'est très tendance.